Je n’ai pas dit non

20, 21, 22 octobre 2021

Jeanne vient de subir une relation qu’elle peine à qualifier, mais dont elle sent confusément l’aspect malsain. A-t-elle été abusée ? Pour essayer de comprendre et d’avancer, elle rencontre Livia, Clarisse et Romain. Ensemble, ils déconstruisent pas à pas une longue série de préjugés sur le consentement et tentent de définir de nouveaux piliers pour des relations vraiment saines et respectueuses.

Construite à partir de témoignages réels, cette pièce se veut être une réflexion générale sur le consentement et les lieux communs qui l’entourent. A travers des personnages à l’approche plus ou moins radicale, elle tente d’approcher une vision nuancée mais non moins vive de la problématique des « zones grises », longtemps reléguée dans la sphère de l’intime. Si le rapport s’est fait avec son partenaire dans un cadre originellement consenti, si la femme ne s’est pas débattue, si enfin elle n’a pas dit non, alors le rapport ne peut pas être problématique. C’est pourtant loin d’être simple, et la multitude de témoignages recueillis achèvent de le confirmer.

Cette pièce est destinée à un large public, aussi bien masculin et féminin, invité à participer à cette réflexion collective au fil de récits brûlants. Se sont-ils déjà posés ces questions ? Peut-être se retrouveront-ils dans l’un des personnages, qu’ils aient déjà fait le deuil de leur histoire ou qu’ils soient en plein processus d’acceptation, comme Jeanne.

Dans une décennie particulièrement touchée par les réflexions de sexualité, d’égalité entre les sexes et de violences faites aux femmes, aborder les « zones grises » et ces problèmes de consentement m’est apparu comme la manière la plus directe et la plus sincère de continuer d’alimenter les débats.

Margaux LOIRELEUX, autrice

Coordination du projet : Margaux Loireleux, Zoé Brioude 

Note de mise en scène:

Le spectacle, fondé sur ce texte semi-documentaire, se veut
une forme intime dans le partage du récit, qui se dessine au
travers de tableaux et de situations traversés par le
souvenir, le rêve, les associations d’idées. Avec humour,
nous avons voulu donner vie aux caractères de ces
personnages pour qui raconter est une forme de reprise de
contrôle sur une vie blessée mais fortement résiliente. Au fil
des répétitions, nous avons sélectionné des passages, nous
les avons agencés en fonction des trouvailles et des apports
des actrices. Et si Julia évoquait son expérience des armes à
feu pour raconter quelque chose de son personnage ? Et si
Fatou dansait ? Et si Margaux l’accompagnait à la
viole de gambe ? Nous avons ainsi raconté par le théâtre
une histoire de solitudes réunies, parce que, comme l’écrit
Mouawad, « maintenant que nous sommes ensemble, ça va
mieux ».
Zoé BRIOUDE, metteuse en scène


Scénographie :

La scénographie pourrait paraître sinon didactique du moins
illustrative : un buste d’homme représentant le mâle auto-défini alpha,
une chaise de gynécologie et des collages évoquant les collages féministes qui
fleurissent dans Paris. Cependant, tous les éléments du décor sont
détournés de leur fonction illustrative : le buste est utilisé comme un
instrument de musique, les collages forment des phrases sexistes et
réactionnaires, la chaise de gynécologie est tour à tour un lit, un fauteuil, une
table, mais n’est jamais employée pour ce qu’elle est. Quand le public entre, il
voit tout de même la chaise et cette présence provoque une tension :
vont-elles vraiment ?…

Distribution :

Margaux Loireleux : Clarisse

Zoé Brioude : Baston Gachelard

Fatou Injai : Jeanne

Julia Vivoni : Livia

Victor Blanchi : Romain

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